mardi 16 novembre 2010

Petites phrases.

La formation d'un nouveau gouvernement est l'occasion de se livrer à l'une des activités politiques les plus truculentes : la petite phrase. Tout le monde se souvient, lors de la  formation du premier gouvernement Fillon en 2007, de la sentence de Patrick Devedjian : "Je suis pour aller très loin dans l'ouverture, très loin, y compris jusqu'aux sarkozystes".

Nous sommes loin de tels sommets aujourd'hui, comme si le niveau de la petite phrase s'indexait sur la réalité de l'événement politique. Christine Lagarde n'a pourtant pas ménagé ses efforts en déclarant que ce gouvernement "est révolutionnaire. Le principe de la révolution, c'est que vous faites un tour complet à 360°". Effort méritoire, mais même si Jean Véronis ne lui donne pas tort, reconnaissons que nous ne sommes pas au même niveau.

Au final, dans un registre plus personnel, c'est encore celle de François Hollande hier, lors d'un tchat de l'Express, qui a ma préférence. Interroger pour savoir si le PS va réccupérer Krouchner, l'ancien premier secrétaire répond lapidairement : "ce n'est pas encore une cause humanitaire".

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