Depuis ce matin, impossible d'y échapper. Doit-on restreindre le train de vie des ministres ? Faut-il baisser leur salaire ? Combien faut-il de collaborateurs dans les cabinets ? Les voitures de fonction, privilége ou nécessité ? ...Pierre Laurent, nouveau secrétaire national du PCF, dénonçait pourtant le piège politique lors de la matinale d'Europe 1. Il indiquait que tout cela n'était qu'un "gros écran de fumée pour faire avaler des réductions de dépenses publiques". Il y a "certes quelques mesures sur les ministres mais c'est surtout la poursuite et l'amplification d'une politique de rigueur dramatique pour les salariés, les collectivités locales, l'emploi dans les services publics". Et de conclure "ces annonces sont faites en grande partie pour qu'on regarde ailleurs".
Et effectivement, il devenait urgent pour Nicolas Sarkozy de détourner l'attention médiatique de quelques questions brulantes : Peut-on collecter les dons politiques des plus riches et être en même temps le ministre qui ordonne de l'oportunité des contrôles fiscaux ? La hausse des impôts est à l'ordre du jour, qui doit payer ? La réforme des retraites proposées est injuste, comment s'y prendre ? ...
Sauf que, si l'on met de côté Jérôme Cahuzac, sans doute pour remercier de sa récente nomination à la tête de la Commission des finances de l'Assemblée, la gauche est restée sur un registre relativement modéré. En fait, on a sutout eu l'impression, au cours de la journée, de voir des ministres et des personnalités de droites échanger les uns avec les autres. Au grand cirque de l'UMP, le show must go on, quitte à jouer simultanément le role de la majorité et l'opposition. On est jamais mieux servi que par soi-même.
Ecran de fumé, vous avez dit ?

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire